Shirley Valentine charme la salle comble d'Albert Rousseau !
Shirley Valentine, flamboyante à la salle Albert Rousseau, ce 26 septembre 2011 Lorsqu'on est seule parfois on parle à son mur, Shirley elle, s'adresse à un mur vibrant de plus de 1000 personnes qui réagit, qui rit à son monologue, à son introspection qui regorge de perles, de réflexions au sujet de ses amies, de sa famille, de voyage, celui de son amie Jane qui part en Grèce dans deux semaines.
Un rêve ...oserait-elle, car que ferait son homme si elle partait elle aussi, un homme pour qui aller à l'épicerie est un choc culturel; il ne comprendrait sûrement pas pourquoi elle ressentirait ce besoin d'évasion mais elle peut tout avouer à son mur et un peu grâce au vin qu'elle qualifie de beau bec du soleil.
Du refoulement sexuel en passant par la favorite de l'école Marjorie, des amitiés manquées , aux rêves brisés, des moments tendres ou éclatés, ses réflexions nous ramènent aux souvenirs qui parfois viennent nous hanter, de bonheurs enfouis ou de perte d'identité individuelle lorsqu'on est en couple et ...selon les échelles de l'amour qui fait qu'on oublie ou qui excuse tout et que l'on doit pardonner.
Elle témoigne de rencontres avec sa fille,
sa voisine, son fils et la découverte d'elle-même lorsqu'elle se décide de partir vers l'inconnu avec son passeport, son billet et de l'argent pour se retrouver et ses propos font souvent rire car son discours suave exprime avec justesse la vie avec une telle ressemblance à ce qui se passe dans plusieurs maisonnées. On la voit découvir l'amour, sa beauté avec ses marques de vies et que réaliser un rêve peut mener à se retrouver telle que l'on était et à voir les deux côtés de la médaille .
Une prestation grandiose menant du rêve à la réalité, délivrée si naturellement par Pierrette Robitaille; une réflexion comico-dramatique sur l'acceptation de soi en harmonie avec le goût de vivre, l'importance de notre place et le plaisir d'être vivante et vibrante...qui donne l'envie de boucler ses valises et de se retrouver nous aussi.