17 Décembre 2011, La grande Virée de Noël de L'OSQ...

La Grande Virée de Noël de l'OSQ...un cadeau inoubliable qui nous a été offert lors de cette première édition qui a débuté par l'arrivée de notre animateur/chanteur, Gregory Charles qui était prêt à passer une partie du temps des fêtes avec nous, partageant ses souvenirs d'enfance, les traditions d'antan et d'aujourd'hui pour nous offrir un portrait du temps des fêtes tant lyrique, spirituel que traditionnel.

Avec pour fond musical, la doyenne des orchestres, l'OSQ, qui avait choisi de venir au Pavillon de la Jeunesse pour permettre aux familles de se joindre à la fête qui a débuté sous les 12 coups de minuit nous révélant les musiciens de l'orchestre dans toute leur splendeur puis ensuite révéler les gradins arrières remplis de choristes provenant de chorales de divers endroits du Québec dont les voix angéliques chanteront divers hymnes modulant leurs instruments à ceux de l'OSQ.

Dirigés par Stephane Laforest la musique se fait tour à tour, douce, puissante, insistante, enlevante, ensorcelante, en sourdine et saupoudre sa magie tout au long de ce magnifique partage de Noël et lors de "l'Hallelujah" de Haendel on ressent l'ampleur des voix présentes donnant un impressionnant mélange de toute beauté exarcerbé par la présence d'un vitrail coloré, décor imaginatif ouvrant une fenêtre sur l'inspiration du moment présentant les 400 participants de ce programme magistral.

Marie-Josée Lord, brillante de mille feux dans sa robe de gala, a entonné un "Ave Maria" digne des plus grandes cathédrales, nous pénétrant et trouvant en un instant notre boîte à souvenirs, l'entrouvrant pour accèder à un monde d'émerveillement qui se réveille à son contact rempli de beauté. "Venite Adoremus" nous l'offre encore en solo assistée des ses angelots semblant descendus du ciel pour lui donner une contre-partie; cette lévisienne d'adoption fascine à chacun de ses passages.

Mélange de traditions d'ici et d'ailleurs, en français, latin, allemand et autre mais le plus populaire fut sans contredit un des plus belles valses viennoises, le "Danube Bleu" qui a su émouvoir les spectateurs encore une fois suvi d'un "Noël à Jérusalem" très senti de Gregory Charles avec l'appui des chorales .

Les décors basés sur divers éclairages savamment utilisés, étaient enrichis d'écrans situés tant sur la scène qu'au dessus d'elle ajoutant au passage des étoiles, clochers, paysages ou clair de lune éclatant en cet après-midi ensoleillé mais qui au moment opportun ajoutait à la féérie spécialement lorsque Marie-Josée Lord a prèté sa voix sublime à une "Sainte Nuit" remplie d'une telle magnificence avec un fonds de crèche lumineuse sublimant la scène donnant l'impression imtemporelle d'être en cet instant dans cette étable à l'instant même où l'enfant Jésus est venue au monde et qu'il aurait offert à la cantatrice cette voix angélique en remerciement de son offrande... une messe de minuit comme on a rarement l'occasion d'entendre.

À d'autres moments les éclairages enrobent d'une aura magique l'OSQ et les choeurs leur donnant parfois l'impression de se produire entre ciel et terre, dans un cosmos étoilé parfois enneigé, rendant l'imagerie grandiose à la hauteur de leur musique s'élevant en communion en une fervente prière d'amour.

En seconde partie, on part en "Sleigh ride" dans un paysage plus coloré, vivifiant, vibrant de légèreté puis nous souhaitant d'avoir un noël joyeux avant de nous amener au coeur de la Mélodie du bonheur, dans les magnifiques montagnes où la famille Von Trapp se libérait avec une interprétation puissante de l'orchestre, de Grégory Charles et des chorales à donner les frissons avant de le revoir à son piano pour un karaoké géant incitant tous les spectateurs à s'amuser et à fêter comme en famille.

Petits et grands se sont amusés à chanter des airs nous rappelant une période bénie où nos coeurs d'enfants chantaient à tue-tête, sans retenue, pour le plus pur plaisir de la chose et c'est qu'il a recrée avec les 10 pièces présentées comme un collier de perles les plus précieuses les unes que les autres..."Il est né le divin enfant", "Ça berger ", "Mon beau sapin","Petit papa Noël" et plus encore...avec un choeur de quelques milliers de chanteurs improvisé.

"La Berceuse de Brahms "divinement interprétée par l'OSQ, les choeurs et le petit Samuel nous a tout simplement ensorcelés avec la délicatesse du jeu et des voix tandis que "La Chasse Galerie" était un pré-requis pour l'arrrivée de Nicolas Pellerin et les Grands hurleurs nous ramenant aux sources des soirées canadiennes et donnant un résultat vraiment explosif lorsque mélangés avec la musique de l'OSQ .

Finale inimaginable avec une offrande collective lors du "Minuit Chrétiens" qui s'est révélé un instant de pur bonheur qui a incrusté l'esprit de Noël dans tous les coeurs indéniablement...un délice de tous les instants que nous a offert la Grande tournée de l'OSQ ...le plus beau cadeau de Noël jamais vécu.